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Date : 17/06/2026 à 19 h 15
(éd. Gallimard)
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À dix-huit ans, Jack London saute dans un train de marchandises et rejoint pour un temps « l’armée industrielle » du « général Kelly » — des milliers de chômeurs partis de Californie manifester à Washington contre la crise économique, au printemps 1894. Du journal qu’il tient alors, London tire, treize ans plus tard, les épisodes d’un feuilleton. La géographie et la chronologie y sont un peu brouillées, pour le plus grand bonheur du lecteur — et de l’auteur, qui se remémore la légèreté et l’audace de la jeunesse.
Le Trimard, c’est la vie de grand chemin telle qu’en font rêver les illustrés. London raconte le quotidien de la débrouille où l’on mendie son repas grâce à une fable bien tournée, où l’on déjoue la surveillance des cheminots pour voyager à l’œil, où la prison pour vagabondage est à la fois un danger et un repos. Ce livre fondateur marque la naissance d’une conscience sociale et celle d’un grand conteur.
A PROPOS DE BELA SANS MONDE :
Après un long voyage, une soucoupe se pose au milieu des dolmens. Deux hommes en descendent, qui retrouvent leur planète natale. Le premier, muet, est désigné sous le nom de « Silence ». Le second prend le nom de Béla. Il porte un bandeau sur l’œil, découvre un pays qu’il n’a jamais connu, et part à la rencontre de son père. Tombé dans une embuscade, ils sont faits prisonniers par un peuple étrange ; tous portent un masque identique au visage de l’illustre aïeul, Lemon Jefferson, assassiné 250 ans plus tôt. Béla ne reverra pas son père. Il vient de comprendre. Silence lui a menti. Héritier d’un royaume qui n’existe plus, ignorant de ses secrets, Béla est perdu dans ce monde qui devrait être le sien. Il cherche à en percer le mystère, caché sans doute dans le tombeau de sa mère Alaska, enfoui sous la grande forteresse. Ainsi, le pense-t-il, il pourra renoncer à son nom, à la violence qui se joue de tous, et enfin croire en son propre destin. Plus de 10 ans après Lemon Jefferson et la grande aventure, Simon Roussin renoue avec le dessin au feutre et l’épopée tragique. Aux couleurs candides et violentes du premier opus, s’ajoutent une lumière mélancolique, dans ce livre magnifique travaillé par un grand sentiment d’étrangeté.
