Livre neuf. Catalogue d e l'exposition La grèce des origines, entre rêve et archéologie, présentée au Musée d'Archéologie nationale, Saint-Germain-en-Laye, du 5 octobre 2014 au 19 janvier 2015.
Plus de trente ans après l'exposition Mer Egée, Grèce des Îles au Musée du Louvre et 15 ans après l'exposition l'Europe au temps d'Ulysse organisée au Grand Palais, les civilisations millénaires qui ont peuplé la Grèce reviennent sur le devant de la scène.
À la fin du XIXe siècle, les archéologues et le public français avaient découvert ces civilisations dans un grand fracas d'images, de motifs, d'or et de couleurs.
La science archéologique comme l'art moderne s'en trouvèrent profondément bouleversés.
L'exposition La Grèce des origines, entre rêve et archéologie fait revivre la découverte du passé le plus ancien de la Grèce grâce à des collections de nombreux musées français, de documents d'archives inédits et de photographies d'époque.
Après les pionniers, qui parcoururent les Cyclades et permirent, par exemple, la découverte des premiers vestiges sur l'île de Santorin, deux hommes surdoués et grands rêveurs, Heinrich Schliemann et Arthur Evans, écrivirent une autre histoire de la Grèce, bien antérieure à l'époque classique, en fouillant les sites de Troie en Asie Mineure, Mycènes en Grèce et Cnossos en Crète.
Ces découvertes fabuleuses furent visibles en France grâce à l'exposition d'objets originaux mais aussi de reproductions spectaculaires d'Emile Gilliéron, exceptionnellement présentées à Saint-Germain-en-Laye.
À l'époque, les civilisations de la mer Egée firent la une de la presse et les sites archéologiques de Mycènes et Cnossos devinrent de nouvelles destinations de voyage. Les artistes allèrent y puiser leur inspiration auprès d'un art neuf, vibrant et coloré. Décors de théâtre ou d'opéras, costumes, robes et écharpes célébrées par Marcel Proust racontent cette mode « égéenne » qui s'abattit sur Paris.
C'était il y a plus de cent ans: les archéologues portent actuellement un regard différent sur ces civilisations dites « égéennes » mais les artistes continuent de s'en inspirer, de la haute couture aux bandes dessinées, en passant par les péplums qui sortent actuellement au cinéma.