Catalogue de l'exposition du 5 octobre 2013 au 6 janvier 2014 au Musée de la Chartreuse de Douai.
L'exposition «Corot dans la lumière du nord» témoigne de l'intérêt porté par Camille Corot (1796-1875) aux paysages du Nord de la France, à travers peintures, dessins et clichés-verre, et présente l'influence que l'artiste a exercée sur les peintres de la région.
C'est en 1847 que Constant Dutilleux, qui dirige un atelier à Arras, se rend au Salon à Paris et découvre les toiles de Camille Corot. Acquéreur d'une oeuvre du maître, il entame avec lui une correspondance qui initie une longue et profonde amitié. En 1851, Corot effectue son premier séjour arrageois, préludant à beaucoup d'autres.
Autour de ces deux hommes, pédagogues chaleureux et ouverts, se rassemblent des personnalités diverses : le peintre Charles Desavary, puis Alfred Robaut, lithographe à Douai, respectivement gendre et beau-frère de Constant Dutilleux. Le paysage est au centre des préoccupations de ces artistes qui plantent leur chevalet aux environs d'Arras, de Douai, dans la région des étangs autour d'Arleux, de Palluel et sur le littoral. De ces séances, Corot a laissé de nombreuses oeuvres pleines de sensibilité, léguant une lecture à la fois sincère et poétique de ces paysages du Nord.
En 1853, au cours d'un de ces séjours, Corot s'initie à la technique du cliché-verre, procédé inventé par deux arrageois Léandre Grandguillaume et Adalbert Cuvelier. L'artiste s'empare pleinement des possibilités esthétiques offertes par ce nouveau médium, créant par «griffonnage» des oeuvres d'une grande modernité.
L' exposition rassemble plus de cent trente oeuvres de Corot et de l'école d'Arras - provenant des musées français, européens, américains et de collections privées - des clichés-verre, ainsi que des documents d'archives témoignant des relations d'amitié que Corot a entretenu avec ses amis douaisiens et arrageois.
200 illustrations