Sophie Ristelhueber (née en 1949) vit à Paris, où, avant de se consacrer à la photographie, elle a fait des études littéraires et a travaillé dans la presse et l'édition. Depuis plus de vingt ans, elle poursuit une réflexion sur le territoire et son histoire, au travers d'une approche singulière des ruines et des traces laissées par l'homme dans des lieux dévastés par la guerre.
Luxueuse monographie rétrospective, conçue en étroite collaboration avec l'artiste, avec trois essais, une chronologie illustrée et commentée, les uvres majeures depuis le début des années 1980 (ainsi que de nombreux documents et les vues d'expositions) et une bio-bibliographie, sur près de 500 pages.
L'ouvrage, le premier consacré au travail de Ristelhueber, est articulé autour de trois points de vue très spécifiques : un parti-pris scientifique et très documenté de David Mellor un point de vue personnel de Bruno Latour un texte de Thomas Schlesser sur la réception de l'uvre de Sophie Ristelhueber par la presse spécialisée et généraliste, et en particulier autour de la notion de photojournalisme et d'art.
La première partie du livre ( Ensembles ) donne à voir une sélection d'une vingtaine de travaux rassemblés sur un mode visuel et non chronologique. La seconde partie ( Chronologies ) rassemble toutes les uvres de l'artiste de 1980 à 2008, envisagées selon un mode documentaire, assemblant citations de différents auteurs et de Sophie Ristelhueber elle-même, avec de nombreuses photographies d'expositions.
Publié à l'occasion de la première grande exposition de l'artiste en France, au Jeu de Paume, Paris, de janvier à mars 2009.
Exposition :